Pourquoi faut-il former en Algérie des fiscalistes en urgence?
Le dernier jour, en tant qu’agent de l’administration fiscale, en allant finalisé mon dossier de retraite une chose à attiré mon intention, les notes affichés des agents qui ont passés le concoure externe tout grades confondu (les deux seules agents qui ont eu leurs grades étaient sous ma responsabilité) et encoure sur 48 postes alloués 2 ont réussis, c'est-à-dire 46 postes de perdus et avec 10.30 sur 20 !
Le mal n’est pas la, il réside dans les notes affichées (3.5 /20 à 7.5/20), c’est la catastrophe.
J’adis nous passions des concours sur 10 il y’a 8 qui obtiennent des notes 13.50 /20 et plus, donc pour deux postes alloués les deux meilleurs sont pris.
En discutant avec le directeur, j’ai dit : pour la gestion c’est fait, vous ne pouvez trouver de bonnes gestionnaires, ce qui est grave d’ici 3 ans vous n’allez pas trouver d’agent qui vous assoient une imposition corrects !!!!!
Donc, l’heure est grave
Avant toute chose, il faut rappeler que le système fiscal algérien connait depuis plusieurs années des évolutions aux caractéristiques techniques peu efficaces : assiette étroite, complexité de certaines dispositions, instabilité et imprévisibilité des textes. Etc.
Face à cette situation, nous retrouvons un contribuable souvent alarmé et craintif.
N’ayant que très peu de visibilité sur la pression fiscale qu’il devrait subir, il peut se décourager et freiner ses projets de développement.
Si l’on rajoute à cela, le sentiment d’absence d’équité, le tableau s’assombrit de plus en plus.
C’est là où le fiscaliste peut jouer un rôle positif pour éclaircir les horizons et apporter la sérénité nécessaire devant accompagner l’acte économique.
Ceci est d’autant plus vrai dans des contextes économiques difficiles où les enjeux budgétaires sont importants.
Dans l’absolu, le fiscaliste peut se définir comme celui qui dispose d’une expertise en droit fiscal. Ailleurs, la formation de jeunes fiscalités ou « apprentis » fiscaux selon l’expression empruntée au feu doyen Maurice COZIAN est au cœur des priorités des universités et grandes écoles.
La tendance va vers plus d’internationalisation dans l’enseignement de la fiscalité et une meilleure connaissance des droits comparés et du digital.
Laisser cette situation entre les mains des médiocres, on coure à la catastrophe.
Qu’en est-il de l’offre de formation fiscale algérienne ?
Force est de constater que cette offre demeure extrêmement limitée et en tous les cas, reste loin de satisfaire une demande de plus en plus grandissante.
En effet, mis à part quelques institutions publiques (telles que l’Ecole Nationale des impôts ou l’Institut d’économie douanière et fiscales) et de rares écoles privées (tels que le MDI), la spécialisation fiscale n’est pas abordée de manière approfondie.
Que faut-il faire ?
De premier abord, il faudrait que l’université se saisisse du sujet et comprenne que le monde économique est à la recherche du profil de fiscaliste ;
- Ensuite, il semble nécessaire de s’appuyer sur le savoir-faire des praticiens et des enseignants de droit pour que les formations soient réellement en adéquation avec le marché ;
- Assurer une formation continue des différents intervenants dans le domaine fiscal (conseils fiscaux, avocats, experts comptables, comptables, enseignants universitaires, fiscalises d’entreprises…etc) à travers la création d’un espace de rencontre et d’échanges.
Il parait assez surprenant que notre pays ne dispose pas d’un réseau organisé de fiscalistes où l’échange d’expérience, le développement doctrinal auront leur place.
A notre humble avis, la création d’un centre de recherche et de réflexion fiscale sous quelque forme que ce soit devrait être une idée à cultiver pour être mise en place dès que possible.

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